écourues

écourues prévues mi septembre 2016 en Sarthe

Chômage et / ou écourues

Les chômages de voies d’eau correspondent à l’arrêt de la navigation pour des raisons techniques. Cette période d’inactivité est alors mise  à profit pour procéder à des abaissements de niveaux : ce sont les écourues.

Ce terme local désigne donc l’abaissement de la rivière ou de certains biefs après l’ouverture des barrages, voire la mise à sec de certaines parties du cours d’eau.

Pourquoi faire des écourues ?

Les écourues doivent répondre aux besoins de travaux d’entretien ou de remise en état de la rivière, de ses rives et de ses ouvrages (ponts, barrages…) et contribuent plus généralement à la surveillance de la voie d’eau et au contrôle de ses équipements.

Les écourues sont également propices au retrait des déchets divers et variés qui sont alors découverts dans le lit de la rivière. Ce nettoyage participe à l’objectif de retour à un bon état écologique de la rivière.

Programmation des écourues

Elles ont lieu habituellement tous les trois ans et sont organisées conjointement par les départements du Maine-et-Loire, de la Sarthe et de la Mayenne, sur les sections navigables des rivières du bassin de la Maine, de façon alternée (Sarthe, Maine, Oudon et Mayenne), ainsi que sur le Loir.

En Maine-et-Loire, les écourues auront lieu cette année sur la rivière Mayenne, dans sa partie comprise entre la limite du département et le Barrage de Montreuil-Juigné, et sur l’Oudon de sa confluence avec la Mayenne au barrage du Moulin sous la Tour (Segré) du lundi 7 septembre 2015 jusqu’à mi-novembre. Elles auront lieu également sur la Maine à partir du lundi 21 septembre jusqu’à mi-novembre.

Événement dans la vie d’une rivière, la période de chômage de la voie d’eau annonce une série de travaux. Usagers ou riverains du Loir, profitez de ce moment pour découvrir l’autre visage de la rivière.

A noter que ces dates sont prévisionnelles et que les conditions climatiques, aléas de chantiers ou autres événements exceptionnels prévus sur le cours d’eau  pendant cette période de chômage pourraient rendre impossible la réalisation des écourures ou amener le Département à modifier les dates d’abaissement ou de remise en eau de certains biefs.

Comment s’organisent les écourues ?

Propriétaire et gestionnaire de la voie d’eau, le Département de Maine-et-Loire est responsable de la réalisation des écourures. Sur les linéaires concernés, le calendrier de mise en écourues est élaboré après une concertation locale qui débute l’année précédente.

En effet, les chômages ne sont pas sans conséquences sur les activités et usages de la rivière : navigation de plaisance et sportive, pêche, hydroélectricité et alimentation en eau potable…

Il convient donc de trouver le juste compromis entre la gestion des écourues et une remise en eau rapide pour restaurer un niveau d’eau compatible avec les usages prioritaires : maintien de l’alimentation en eau potable et protection du milieu naturel.

Comment ça marche ?

Les écourues ne peuvent se réaliser que si le débit naturel de la rivière est assez faible (période d’étiage traditionnellement en septembre / octobre). On procède alors à l’ouverture des pertuis, ouvrages constitués de vannes et implantés entre l’écluse et le barrage associé.

de plus, pour pouvoir découvrir entièrement le pied d’un barrage, il est souvent nécessaire de procéder à l’abaissement de plusieurs barrages en aval pour évacuer l’eau et un un barrage en amont pour servir de « tampon » si besoin.

Contraintes techniques

L’efficacité de l’abaissement des niveaux d’eau dépend essentiellement des conditions météorologiques qui influent sur le débit du cours d’eau.

Ainsi, lors de précipitations importantes, il n’est pas rare de constater une remise en eau des biefs, les pertuis ne pouvant suffire à absorber le débit de la rivière, empêchant donc la mise en écourues. En effet, la taille réduite de ces pertuis ne permet pas de faire passer des débits importants. Ce faible écoulement dépend également de la pente naturelle du lit de la rivière. Plus celle-ci est faible, plus il est difficile d’évacuer le volume d’eau stocké dans le bief en amont.

De même des périodes de sécheresse peuvent perturber le bon déroulement des écourues en limitant les possibilités de vidange des biefs pour préserver la ressource en eau nécessaire aux usages prioritaires.